Ventilation
L'air de nos habitats doit être renouvelé. Les êtres vivants et tous les objets qui nous entourent dégagent des polluants.
L'air doit être particulièrement renouvelé dans la cuisine (émanation
cuisson), la salle de bains (humidité), toilettes (dois-je le dire...).
Avant les années 80, cette ventilation était faite par convection avec de
simple gaine de ventilation débouchant en toiture. Cette ventilation
très hasardeuse était complétée par des huisseries de piètre
étanchéité. Fin 70, début 80, nos maisons deviennent un peu plus
étanche et on créée la VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée), on met un
extracteur électrique dans les combles qui aspire dans les pièces
cuisine, salle d'eau, WC, et on dispose des arrivées d'air avec un
débit d'air maîtrisé dans les pièces de vie. De la sorte, l’air neuf
arrive dans les chambres et le séjour, se réchauffe, aspire l’humidité
et les polluants et s’en va dehors par le groupe avec hélas une partie
importante de votre chauffage (Dès cette époque la VMC double flux est
aussi apparue parce que ce concept d’évacuer de l’énergie sur le toit a
énervé quelques ingénieurs et quelques habitants).

La Ventilation motorisée contrôlée
La
VMC hydrorèglable, est une VMC classique avec une particularité, son
débit d’air est fonction du taux d’humidité de votre habitat, les
bouches d’arrivée d’air ont une sensibilité mécanique à l’humidité
(comme une lanière de cuir qui se tend ou se détend en fonction de son
humidité).
Les bouches d’aspiration intérieures ont elles aussi
cette sensibilité, ainsi que des variations de débit par détection
électronique. De la sorte que lorsque vous quittez votre maison, le
renouvellement d’air se ralentit très vite et permet ainsi de limiter
les pertes d’énergies par son renouvellement d’air devenu inutile.
Conseil personnel sur ces VMC :
- Faites les arrivées d’air de préférence sur les façades Sud et
Ouest, de la sorte, en hiver quand les vents froids soufflent
généralement du Nord ou de l’Est, ils n’augmentent pas le débit d’air
dans votre maison mais plutôt le contraire parce que vos façades
opposées se trouvent en dépression. Cela limite un peu les pertes
d’énergies.
- La double flux, pour faire court c’est vivre toute l’année avec des
fenêtres ouvertes qu’il fasse - 5° C ou + 10°C, un bonheur, une
homogénéité des températures, une qualité d’air apaisante et tout cela
en économisant un maximum d’énergie. Le principe, un habitat de
préférence étanche à l’air, une extraction d’air par la cuisine, SDB,
WC éventuellement un près de votre cheminée ou poêle à bois si vous
avez. Une centrale qui récupère l’énergie de cet air que vous évacuez
et qui la redonne en très grande partie à l’air que vous aspirez
dehors. Et enfin, un réseau de distribution qui souffle cet air neuf
et réchauffé dans les chambres et pièces de vie.
- Le VMC double flux n’ont pas toute le même rendement (c’est leur
capacité à prendre l’énergie de l’air extrait pour le redonner à l’air
rentrant) de 60 % à 90 %, le prix varie évidemment mais vous êtes
partis pour 20 ans, à 10 % d’économie sur votre chauffage pour une bonne double flux, je vous laisse faire le calcul.

Attention !
double flux : elle fonctionne 9 mois de l’année (l’été, vous devez la
couper, autant ouvrir une fenêtre !)
Une double flux, c’est deux turbines au lieu d’une ! Aujourd’hui, on en trouve aux environs de 40/50 W.
N’oubliez pas, c’est 50 x 24 heures x 270 jours = 324 kWh x 0.1 € (pour une DUOLIX MAX) = environ à 326 €
Il faut changer ou nettoyer les filtres une fois par an, donc il faut un accès pas trop délicat.
Si votre habitation n’est pas du tout étanche à l’air, sinon à prescrire dans tous les cas surtout si :
- Vous avez une source de chauffage par insert ou poêle (distribution de la chaleur),
- Vous avez une maison humide (augmentation du renouvellement d’air donc assèchement de l’habitat et économie de chauffage).
Le puits canadien
Cela
consiste à réchauffer ou à refroidir (suivant la saison). L’air neuf
entrant dans votre habitat par la stabilité de la température de la
terre en profondeur (10°C). Il existe deux technologies pour réaliser
ce système.
Le système direct, une prise d’air au bout de votre
jardin, un ou plusieurs tuyaux passant à 2 mètres de profondeur, une
turbine et un réseau de distribution dans la maison comme sur la double
flux.
L’hydraulique, au lieu de faire passer l’air sans terre,
on fait passer de l’eau en circuit fermé et on dispose dans la maison
un caisson avec un radiateur à ailette sur le circuit d’insufflation
d’air.
Enorme avantage :
pas de risque d’inondation de votre puits canadien, un entretien
facile et possible puisqu’il faut juste 2 minutes pour nettoyer le
filtre à air dans le caisson. Sur le direct, votre air passe dans des
tuyaux que vous ne pouvez pas entretenir et dans lesquels fatalement il
se développera un jour des champignons qu vous injecterez dans votre
habitat !
L’intérêt du puits canadien :
Pour
moi, il porte bien son nom. Son intérêt est dans les climats extrêmes
puisque par temps très froid, l’air extérieur à – 5°C va se réchauffer
à + 7, + 8°C pour entrer dans votre maison et à + 35°C dehors il va se
refroidir à + 20°C pour entrer dans votre maison.
Dans un climat
tempéré comme l’Anjou, l’intérêt est limité mais pas inexistant. Le top
du top pour les puristes c’est de combiner le puits canadien
hydraulique avec une double flux. Ce sera bientôt la solution prescrite
dans les cas ou vous désirez effectuer une climatisation passive
l’été. Cet exemple est réalisé dans notre salle d’exposition, où l’été
je me sert du forage de la géothermie pour créer une boucle d’eau à
12°C qui permet via la double flux et des ventilo convecteurs
d’insuffler de l’air frais avec juste deux petits circulateurs.

Schéma d'un puits canadien associé à une VMC double-flux
Après un peu de réflexion, on peut conserver son confort et respecter la planète.




